De la connexion au progrès : le pouvoir de l’intelligence connective

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De la connexion au progrès : le pouvoir de l’intelligence connective

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De la connexion au progrès : le pouvoir de l’intelligence connective

« La concurrence est toujours une bonne chose, car elle nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. Dans une situation de monopole, on se repose sur ses lauriers et on se contente de la médiocrité. » – Nancy Pearcey

Comme l’affirmait Nancy Pearcey, la concurrence est au cœur des objectifs des entreprises, et ce, d’autant plus dans un contexte de mondialisation croissante. Comment retenir les talents ? Comment gagner en créativité ? Comment anticiper le marché ? La liste des challenges auxquels nous sommes confrontés est longue, mais l’objectif poursuivi est le même : réussir dans un environnement concurrentiel de plus en plus impitoyable. Les entreprises ont tendance à répondre à la concurrence en augmentant la production et la pression, négligeant la collaboration et la création de relations interpersonnelles.

Si bon nombre de responsables d’entreprise cherchent à développer un avantage compétitif, rares sont ceux qui s’intéressent à l’avantage collaboratif, pourtant crucial dans le monde interconnecté où nous vivons. La collaboration à plusieurs niveaux via des projets inter-services contribue à l’amélioration de la productivité et au développement de l’activité de l’entreprise. En adoptant une double approche concurrentielle et collaborative, l’entreprise assure la transmission rapide et fluide des idées entre ses collaborateurs, qui gagnent ainsi en efficacité et en créativité, le tout sans avoir recours à une expertise externe. En résumé, collaboration est le maître-mot en matière d’innovation et de concurrence.

 

Intelligence connective

Aujourd’hui, la concurrence est directement liée à ce qu’Erica Dhawan, PDG de Cotential, désigne dans son best-seller comme « l’intelligence connective ».

Pour comprendre de quoi il s’agit, prenons l’exemple de Ron Wallace, l’agriculteur qui a battu en 2012 le record de la plus grosse citrouille jamais cultivée avec un spécimen de plus d’une tonne. Comment y est-il parvenu ? La réponse est simple : en apprenant à cultiver les citrouilles. Doucement mais sûrement, il s’est créé un réseau de relations, l’a tenu informé de ses recherches et a collaboré avec des scientifiques du monde entier. C’est sa capacité à rassembler une diversité de personnes, réseaux, ressources et disciplines et à établir des liens à l’échelle mondiale – c’est-à-dire son intelligence connective – qui lui ont permis de réussir cet exploit.

Ce concept peut évidemment sembler très abstrait. Savoir ce dont nous avons besoin est une chose, l’acquérir en est une autre. En pratique, cinq éléments essentiels mènent à l’intelligence connective. Ce sont les cinq « C » :

  • Curiosité : capacité à poser des questions et à obtenir de nouvelles informations,
  • Courage : capacité à déclencher des conversations même dans des conditions peu propices à la parole,
  • Combinaison : capacité à combiner différentes idées pour élaborer un nouveau concept,
  • Communauté : capacité à réunir les individus, à faire germer de nouvelles idées et à promouvoir un environnement de bienveillance et de compréhension,
  • et Combustion : capacité à catalyser les quatre premiers « C » et à mobiliser vos différents réseaux pour atteindre vos objectifs.

 

Création de liens et créativité

Le networking est à la base de la création de liens interpersonnels. Il a longtemps été considéré à tort comme une activité d’ordre professionnel, voire une corvée occasionnelle. Il existe en réalité de nombreuses façons de développer un réseau sans recourir à toute une série de techniques. Il vous suffit de faire connaissance avec des collègues d’autres services que vous n’avez pas l’habitude de côtoyer pour vous ouvrir à d’autres horizons, élargir votre esprit et améliorer votre capacité à résoudre des problèmes.

Si le networking est intéressant à long terme, à quoi peut-il bien servir à court terme ou dans des situations d’urgence ? Rien ne suggère que le développement des liens interpersonnels ait des effets à long terme, mais c’est pourtant le cas. Prenons l’exemple de la célèbre marque de biscuits Oreo. Elle a été la première à répondre à la coupure de courant survenue lors du Super Bowl 2013, la finale du championnat de football américain. En quelques minutes seulement, l’entreprise a publié sur Facebook et Twitter une réaction pertinente composée de l’image d’un biscuit Oreo et de la légende « You can still dunk in the dark » avec un jeu de mots sur dunk qui désigne aussi une figure de football américain). Oreo a ainsi bénéficié d’une avalanche de mentions « J’aime » et d’une consommation accrue de ses produits.

Quel est le rapport ? En fait, c’est grâce à l’approche collaborative adoptée par Oreo avant le Super Bowl 2013 et consistant à encourager ses collaborateurs à travailler ensemble pour trouver des idées en peu de temps que la marque est arrivée à créer le buzz ce jour-là. Oreo a réussi à relever l’un des challenges les plus importants pour les entreprises : promouvoir un produit en un minimum de temps. La marque de biscuits y est non seulement parvenue de manière remarquable, mais elle est aussi pionnière d’une nouvelle approche commerciale et a remporté le titre de meilleure publicité du Super Bowl de l’année.

Maîtrisez les ficelles de la collaboration interne pour développer de nouvelles solutions d’entreprise, résoudre les problèmes de manière plus efficace et enrichir les compétences de vos collaborateurs. Cet avantage concurrentiel permettra en outre à votre entreprise de sortir du lot. Gardez toutefois à l’esprit que ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité : une communication efficace et fructueuse est essentielle pour tirer le meilleur parti de la collaboration et de l’intelligence connective.

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