Qu’est-ce qui empèche le social learning de se développer à l’échelle de l’entreprise ?

Article

Qu’est-ce qui empèche le social learning de se développer à l’échelle de l’entreprise ?

Article
Qu’est-ce qui empèche le social learning de se développer à l’échelle de l’entreprise ?

La popularité des outils collaboratifs d’entreprises se développe à un rythme étonnant. Il va sans dire que des professionnels chevronnés de la formation travailleront sans relâche pour découvrir comment favoriser l’apprentissage au sein de leurs entreprises grâce à ces outils. Les derniers travaux de Bersin by Deloitte montrent que les principales entreprises américaines ont presque triplé leurs dépenses en matière d’outils d’apprentissage informel au cours des deux dernières années. En 2012, le budget moyen était de 46 000 $.

Comme l’affirme James Surowiecki, journaliste réputé spécialisé dans le domaine des affaires pour The New Yorker, « la force peut être puisée dans le savoir de la masse ». Néanmoins, malgré les expériences passées de la CIA, de Wells Fargo et de la clinique Mayo, qui ont tiré profit des opportunités liées au modèle d’entreprise sociale, certains secteurs restent indéniablement réfractaires à ces pratiques.

Pourquoi cette résistance et que faire pour changer ces comportements ancrés et tenaces empêchant souvent le déploiement de nouvelles technologies ?

 

Une mentalité de cloisonnement

Dans de nombreux cas, les grandes entreprises exploitent déjà, à l’échelle des divisions ou de la direction, leurs propres outils sociaux et de partage de connaissances, créés pour favoriser l’apprentissage collectif et le partage du savoir au niveau local. S’il soutient l’objectif social, ce modèle est peu efficace pour promouvoir l’adoption du social learning à l’échelle de l’entreprise.

Ellen Wagner, analyste dans le secteur de la formation pour Sage Road Solutions, a déclaré : « Aujourd’hui, pour évaluer la maîtrise des connaissances et les compétences personnelles, nous nous basons sur l’exploitation des réseaux interreliés de connexion aux ressources, aux informations et aux spécialistes de divers domaines ». Pour un social learning en entreprise efficace, il est essentiel de s’orienter vers une approche de travail plus collaborative.

Diriger par le haut

Si les dirigeants et les gestionnaires au sommet de l’entreprise ne s’impliquent pas dans l’adoption à grande échelle du social learning, son déploiement fructueux dans l’entreprise sera très compliqué.

Le cas échéant, la clé du succès peut reposer sur les réseaux d’employés. Le géant des communications TELUS, avec plus de 35 000 employés, a brisé les schémas et a prouvé que les grandes sociétés pouvaient surmonter les obstacles. Les principaux dirigeants ont participé à des débats dès le début. La collaboration et l’implication des employés ont été définies comme principales priorités. Les résultats de TELUS parlent d’eux-mêmes : plus de 70 % des membres de l’équipe ont amélioré leurs performances et TELUS a constaté des sentiments de responsabilité et d’accomplissement renforcés sur le lieu de travail.

Chut ! Quelqu’un pourrait lire ceci…

Les entreprises qui traitent des données très sensibles et sécurisées ont tendance à faire preuve d’une prudence excessive quant à l’utilisation d’outils de social learning pour l’entreprise. En réalité, l’adoption d’une approche social learning peut véritablement permettre aux entreprises de ce type d’améliorer et de simplifier les opérations sans que cette stratégie ne crée plus de problèmes.

Les publications par voie électronique de la CIA (WIRe) sont un exemple louable : elles fournissent aux hauts dirigeants, d’une manière stimulante, innovante et en temps réel, les derniers actualités clés concernant les renseignements nécessaires. Ce système d’actualisation tout au long de la journée via un large éventail de supports multimédias est devenu le modèle par excellence au sein des réseaux internationaux de renseignements et de sécurité. Les professionnels de la formation et du perfectionnement qui se préoccupent de la confidentialité peuvent être rassurés par son succès et sa crédibilité aux niveaux les plus politiquement sensibles.

Le rédacteur en chef de WIRe a déclaré : « Si vous partagez à trop grande échelle, des gens meurent. Si vous ne partagez pas suffisamment, des décisions mal fondées peuvent être prises et des gens peuvent mourir. Il en va de notre responsabilité de partager à grande échelle et de manière sécurisée. Le fait est que, dans le secteur des renseignements, le partage et la sécurité des informations doivent coexister. »

Pas de programme structuré pour l’apprentissage continu

Si le social learning représente un potentiel énorme pour les entreprises, il peut uniquement être considéré comme un composant du processus de création d’une culture du développement continu. Les individus ont des styles d’apprentissage différents. Aucune entreprise ne peut progresser en ignorant ce fait de base.

Les principaux opérateurs de L&D adoptent désormais une approche plus holistique pour leurs programmes. En utilisant le social learning comme partie d’un outil et en le complétant avec des options de développement plus formelles, de l’apprentissage par l’expérience, un soutien et une assistance robustes, les entreprises peuvent atteindre un stade avancé de perfectionnement de leur talent à tous les niveaux.

L’implémentation du social learning dans de grandes entreprises est toujours un chemin ardu, parsemé de pièges potentiels. Mais pour ceux qui y parviennent, les bénéfices peuvent être immenses.

Lisez aussi

NEWSLETTER

Nos dernières nouvelles dans votre boite email.